From #Metoo to #NobodysDoll, the Berlin Film Festival Smashes Physical Standards on Red Carpet

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Education , Leadership , Supporters in Action

By: Mailys Ardit, In-Country Consultant, Europe

The 68th annual Berlin international Film Festival took place from February 15th to February 25th. Prominent German Actress and film director, Anna Brüggemann, launched the new hashtag #NobodysDoll and a petition for equality on the Berlinade red carpet. She criticized the patriarchal gaze present on many film festival red carpets that dictates actresses to wear low cut, tight outfits and high heels. Women who attended the Berlin Film Festival were welcome to wear whatever they felt comfortable wearing – cowboy boots, leather jackets, T-shirts and trainers, everything was allowed.

Some actresses were nervous to sign the petition for fear of being labelled by directors, or by a conviction that this petition labeled women, who like to dress up, as dolls. Anna Brüggemann strongly believes her movement  is a positive message for women. This is not about excluding women who like to wear designer’s dresses. Low cut gowns are always welcome on red carpets if it’s what the actress wants to wear. Actresses who attended the Berlin Film Festival were welcome to wear whatever made them feel comfortable. « Women should reach out to each other, not point our fingers at each other. This is an invitation to everybody to take the freedoms to wear waterer they feel comfortable. This is a request for inclusion. It is not about blaming or shaming others. The movement aims to prevent women from being objectify and to treat them like ‘artists, not dolls’ ».

« This is not a call for dressing down and going in rags. I love fashion. I love beautiful women, I love beautiful men. I love myself when I’m beautiful. This is a call to make your own beauty shine, not put it in a cage of conventions and imaginary rules. But that’s only possible if we widen the scope. »

The director of the film festival ensured that women were allowed to wear whatever their want in the red carpet, but Anna Brüggemann think his response was hollow. Actresses usually search on Google image the previous years’ red carpet to know how they have to dress. If every women attending a film festival wear the same kind of outfit, naturally this is what a newcomer thinks she is supposed to wear in order to fit the dress code. This is what Anna Brüggemann wants to change.

The actress said she used to wear high heels and dresses on red carpets because everyone wear them and so did she in order to be consider as an elegant women. « Its time we had different images to look up to, of headstrong, unconventional women. »

Equality begins when women stop thinking about their body as something to improve. About 70 prominent film actors and directors have signed Anna Brüggemann’s petition. She hopes the campaign will spread to other festivals, such as the Oscars or the Cannes Film Festival in May.

De #Metoo à #NobodysDoll, the Festival du film de Berlin dégomme les standards physiques des tapis rouges

Le 68ème Festival international du film de Berlin se tenait du 15 au 25 février. La célèbre actrice allemande et réalisatrice Anna Brüggemann a lancé un nouveau hashtag #NobodysDoll et une pétition dans le but de dénoncer les stéréotypes sexistes qui imposent aux femmes de porter des robes décolletées et moulantes, et des talons hauts. Les actrices invitées au festival du film de Berlin étaient encouragées à porter une tenue confortable – bottes de cowboys, perfecto en cuir, t-shirts et baskets, tout était permis.

Dans le monde du cinéma, le mouvement a fait quelques émules. Certaines actrices se sont inquiétées d’être cataloguées par les réalisateurs si elles ne se conformaient pas aux standards de la mode. D’autres ont eu peur de stigmatiser les femmes qui aiment porter des robes de couturiers et des talons hauts. Mais Anna Brüggemann croit fermement que le mouvement véhicule un message positif. Il ne s’agit pas d’exclure les femmes qui aiment les belles tenues. Les robes courtes et les décolletés sont toujours les bienvenues sur les tapis rouges tant que les actrices se sentent à l’aise. « Les femmes devraient se soutenir les unes les autres plutôt que de se pointer du doigt. Ce mouvement est une invitation pour toutes celles qui veulent célébrer la liberté de porter les vêtements dans lesquelles elles se sentent elles-mêmes. Nous voulons plus d’inclusion. Les femmes ne doivent pas être culpabilisées pour avoir envie de porter ce qui leur plait. Ce mouvement a pour but de combattre l’objectivation des femmes et de rappeler que les actrices sont des ‘artistes, pas des poupées’ ».

« Cette pétition n’est pas une invitation à moins bien s’habiller et venir en haillons. J’aime la mode. J’aime les femmes et les hommes bien habillés. Je m’aime quand je me trouve belle. C’est un appel pour que les femmes fassent briller leur beauté, et refusent de se conformer à des conventions misogynes et des règles imaginaires ».

Le directeur du Festival du film de Berlin a assuré que les actrices étaient encouragées à porter ce qu’elles souhaitaient lors de la cérémonie d’ouverture, mais Anna Brüggemann se moque de cette déclaration qu’elle trouve dénuée de toute réalité. Les actrices ont l’habitude de googler les images des tapis rouges des années précédentes pour s’avoir quoi porter. Anna veut changer les standards de la mode, pour que les actrices ne portent plus les mêmes robes décolletées et talons hauts, comme elle-même avait l’habitude de le faire, par obligation, parce qu’elle voulait être regardée comme une femme élégante. «  Il est temps d’avoir d’autres images de femmes, des femmes de caractères, qui ne se plient pas aux conventions » .

Pour atteindre l’égalité, les femmes doivent arrêter de considérer leurs corps comme un objet à améliorer. Environ 70 personnalités de l’industrie cinématographique ont signé la pétition d’Anna Brüggemann. Elle espère que le mouvement se propagera aux autres festivals de films, tels que les Oscars en Mars et Cannes en Mai.

Sabine Brauer Photos