Réussites des activités de plaidoyer

Girl Up fait partie d’une communauté d’organisations et de personnes jouant un rôle clé dans les activités de plaidoyer en faveur des droits des filles. Ensemble, nous célébrons l’avancée des politiques promouvant le bien-être des adolescentes dans les pays en développement.

Prévenir le mariage précoce

POLITIQUE Étrangère américaine

Depuis longtemps, les militantes de la communauté internationale de filles plaident en faveur d’un renforcement des protections afin d’empêcher que des adolescentes ne soient mariées de force avant qu’elles ne soient prêtes. Le mariage précoce est une violation des droits fondamentaux. C’est également une pratique néfaste qui pèse sur les populations et les économies. Les études montrent que, lorsque les filles sont en sécurité et en bonne santé, ont une éducation et les moyens d’agir, cela leur permet d’avoir des enfants en meilleure santé, de gagner plus et de contribuer au développement de l’économie, ce qui fait d’elles de puissantes actrices du changement positif.

En 2013, une étape importante a été franchie lorsque le Congrès américain a adopté une politique étrangère en vue de contribuer à éviter les mariages précoces et forcés dans le cadre du Violence against Women Act (VAWA). Les soutiens de Girl Up se sont mobilisés en vue de mener 17 000 actions en ligne et d’organiser une dizaine de réunions avec des membres du Congrès.

Afin de célébrer les efforts de Girl Up, le sénateur Durbin (Illinois), militant de longue date de la cause des filles, a envoyé un message inspirant à nos soutiens :

Aujourd’hui, Girl Up continue à travailler avec le gouvernement des États-Unis afin de garantir la bonne mise en œuvre de ces politiques au travers de nos programmes d’aide à l’étranger.

Relever l’âge légal du mariage au Malawi

Au Malawi, près de la moitié des filles sont mariées quand elles atteignent l’âge de 18 ans ; il s’agit donc d’une étape importante dans la reconnaissance des droits des filles. Et grâce à notre communauté de soutiens, nous aidons les filles au Malawi à se dresser contre le mariage des enfants : En février 2015, le Malawi a adopté une loi relevant l’âge légal du mariage de 15 à 18 ans !

Faire entendre les droits et les voix des filles est une priorité pour les Nations Unies, la Fondation des Nations Unies et Girl Up :

  • Au Malawi, la Fondation des Nations Unies et Girl Up ont apporté leur soutien à Let Girls Lead, une organisation de développement du leadership qui aident les filles à revendiquer leurs droits.
  • Let Girls Lead s’est associé au Girls Empowerment Network et a incité plus de 200 filles au Malawi à militer pour mettre un terme au mariage des enfants auprès des chefs de village et autres dirigeants.
  • Par ailleurs, Girl Up soutient les initiatives des Nations Unies au Malawi visant à garantir aux filles la santé et l’éducation dont elles ont besoin et qu’elles méritent.

Memory Banda est une jeune fille originaire du Malawi, qui travaille avec Let Girls Lead et le Girls Empowerment Network depuis 2011. Sa sœur avait 11 ans quand elle a été mariée, mais Memory a choisi de rester à l’école, allant à l’encontre de ce qu’on attendait d’elle. L’année dernière, elle écrivait :

« Je me suis opposée à ma famille et je leur ai expliqué que le mariage précoce n’était pas pour moi. J’ai dit à ceux qui pensaient que je devais me marier jeune que je choisissais l’éducation et la liberté. J’avais personnellement besoin de changer la façon dont la société perçoit et définit les besoins des filles et des femmes. Plus important encore, j’avais besoin d’une société différente qui respecte mes choix en tant que fille. »

Girl Up continue à s’associer à des groupes de plaidoyer en faveur des adolescentes afin de mettre un terme au mariage précoce dans des pays du monde entier.

Recenser les filles

Bien qu’il existe des lois sur l’enregistrement des naissances dans la plupart des pays, dans le monde, 4 naissances sur 10 n’étaient pas enregistrées en 2012, d’après l’UNICEF. Au total, 290 millions d’enfants vivant dans le monde à l’heure actuelle ne sont pas recensés. Lorsqu’une fille se voit refuser un acte de naissance, elle devient invisible aux yeux de son gouvernement. L’absence de papiers peut empêcher une fille d’aller à l’école, de trouver un travail par la suite ou encore d’accéder aux services sociaux et sanitaires.

Mais il existe une solution pour veiller à ce qu’un plus grand nombre de filles, où qu’elles soient nées, soient comptabilisées comme le reste du monde : la Loi Girls Count Act. Grâce au travail acharné de nos militantes de terrain, qui ont notamment effectué deux journées entières de plaidoyer sur la question du recensement à la naissance et organisé 400 000 actions pour demander aux membres du Congrès américain de soutenir la loi Girls Count Act, le gouvernement américain est désormais tenu de soutenir des programmes en faveur du recensement et de l’émission de pièces d’identité pour tous les enfants des pays en développement.

Les filles comptent

Lors de la 113e session du Congrès américain,les membres de la Chambre des Représentants Rep. Steve Chabot et Betty McCollum et les Sénateurs Marco Rubio et Jeanne Shaheen ont présenté la proposition de loi Girls Count Act.La proposition a été adoptée par les deux chambres et est entrée en vigueur le 12 juillet 2015 sous le nom. Public Law 114-24. Cette loi a pour objet d’encourager les pays du monde entier à veiller à ce que tous les enfants, filles et garçons, se voient remettre un acte de naissance et d’autres formes de pièces d'identité officielles.

En savoir plus sur la Loi Girls Count Act

Soutenir les droits des enfants

Loi sur les enfants du Liberia

En tant que membre de Let Girls Lead, fondé par Girl Up, Aisha Cooper Bruce, aux côtés d’organisations locales, a plaidé en faveur de l’adoption réussie de la Loi sur les Enfants du Liberia en 2012 et travaille désormais à sa mise en œuvre.

La Loi sur les Enfants a été un grand pas en avant pour le Liberia. Elle garantit les droits des enfants, notamment leur droit à la santé et à l’éducation. Elle offre également aux filles une protection contre le mariage des enfants et fournit une aide accrue aux victimes de violences domestiques.

Aisha est directrice du programme Sisters with Powers, un programme d’autonomisation de Helping our People Excel (HOPE), et fait un travail très positif au Liberia.